Sur Airbnb, tu peux paramétrer une remise pour les séjours d'une semaine ou d'un mois. Sur Booking, tu peux créer des "promotions séjour long". Beaucoup d'hôtes activent ces remises par habitude (10 % à la semaine, 20 % au mois) sans calculer si c'est cohérent avec leur point mort. Voici quand le tarif hebdomadaire fait gagner et quand il fait perdre.
Un séjour long (≥ 7 nuits) a un coût d'exploitation par nuit beaucoup plus bas qu'une succession de courts séjours : un seul ménage, un seul check-in, un seul changement de linge. Le voyageur consomme aussi moins par nuit (moins d'allers-retours, comportement plus stable).
Économiquement, tu peux te permettre une remise importante sur un séjour long et rester rentable. La question n'est pas "faut-il faire une remise ?" mais "à quel pourcentage et à partir de combien de nuits ?". La réponse dépend de tes coûts variables.
Prenons un exemple chiffré. Tarif normal 90 €/nuit, coût variable par nuit 25 €, ménage 35 € par séjour, marge nette par nuit (sur séjour 1-2 nuits) = 90 - 25 - (35/2) - 3 (commission) = 44,5 €.
Conclusion : une remise de 15 % à la semaine reste plus rentable par nuit qu'un séjour court (48,5 € vs 44,5 € de marge nette). Une remise de 25 % à la semaine fait baisser ta marge par nuit (39,5 €) mais te permet de remplir 7 nuits d'un coup. Tout dépend de ton taux d'occupation.
Pour chaque profil d'hôte, la stratégie tarifaire optimale diffère. Voici la matrice simplifiée.
Trois erreurs reviennent régulièrement et grignotent la marge sans amélioration de l'occupation.
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